Cinq rapaces sont chargés d’éloigner les oiseaux autour des pistes du Palyvestre. Cette fauconnerie révèle l’une des réalités méconnues de la Base aéronautique navale d’Hyères : sur 270 hectares, aviation militaire et vols civils partagent un même aérodrome, avec des exigences communes de sécurité.
Plus de 1 600 personnes travaillent sur cette emprise étroitement liée à la vie d’Hyères. Derrière les hélicoptères visibles dans le ciel local se trouvent des missions de combat, de surveillance et de secours en mer, mais aussi une grande diversité de métiers techniques et administratifs.
Un siècle d’histoire au Palyvestre
Créée en 1925, la Base aéronautique navale d’Hyères a célébré ses 100 ans de service en 2025. Elle appartient aux quatre bases de la force de l’Aéronautique navale, elle-même l’une des quatre composantes de la Marine nationale.
Sa situation la distingue des trois autres bases, implantées en Bretagne : la BAN d’Hyères est la seule installée sur la façade méditerranéenne. Sa présence centenaire dans la zone du Palyvestre en a fait un repère durable du paysage et de l’identité de la ville.
La base accueille également l’École du personnel de pont d’envol et un Centre d’expérimentation et d’innovation. Elle apporte ponctuellement son soutien aux opérations des douanes, de la gendarmerie, de la sécurité civile et d’autres services.

Militaires et passagers civils partagent l’aérodrome
La plateforme présente une configuration presque unique en France. Elle reçoit les aéronefs militaires de la Marine tout en accueillant l’aviation commerciale et d’affaires liée à l’Aéroport de Toulon-Hyères.
Cette cohabitation ne retire pas aux militaires leurs responsabilités sur des fonctions essentielles. Ils assurent le contrôle aérien depuis la tour ainsi que la sécurité incendie de l’aérodrome.
La faune locale constitue une autre contrainte opérationnelle. Une cinquantaine d’espèces d’oiseaux et des ruches sont présentes sur la base. Un fauconnier fait voler cinq rapaces afin de réduire les risques de collision avec les aéronefs, au moyen de techniques d’effarouchement ou de prédation, principalement au bénéfice des vols civils.
Plus de 1 600 postes derrière les opérations aériennes
Près de 300 civils travaillent parmi les quelque 1 600 personnes employées sur la base. Les femmes représentent 13 % de l’effectif. Les pilotes ne forment qu’une partie de cette communauté professionnelle.

La BAN réunit notamment des tacticiens, treuillistes, plongeurs, techniciens de maintenance et contrôleurs aériens. Des équipes chargées des ressources humaines, des finances ou de la communication assurent les fonctions nécessaires au fonctionnement quotidien du site.
La base complète le recrutement national de la Marine par une démarche locale, conduite avec le Centre d’information et de recrutement des forces armées et au moyen de sessions d’information. Les techniciens de l’aéronautique figurent parmi les spécialités particulièrement recherchées.
Trois flottilles mobilisées en mer et outre-mer
La BAN opère une trentaine d’hélicoptères. Entre 10 et 15 appareils sont continuellement déployés en opération ou outre-mer. Ses trois missions principales consistent à préparer les équipages au combat, à protéger les approches maritimes et à soutenir techniquement et logistiquement les aéronefs présents sur la base ou embarqués sur des navires.
Une alerte fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour le secours en mer, la lutte contre le terrorisme maritime et la surveillance. Des détachements rejoignent les bâtiments de combat basés à Toulon ainsi que certaines implantations ultramarines.

La flottille 36F utilise des Panther pour détecter et identifier les navires au moyen de radars et de caméras infrarouges. Elle reçoit également des drones. La flottille 31F met en œuvre des NH90 Caïman Marine pour la lutte anti-sous-marine, notamment grâce à un sonar pouvant descendre à plusieurs centaines de mètres sous l’eau.
La flottille 35F emploie des Dauphin pour le sauvetage en mer et la protection du porte-avions. Environ 300 personnes ont été secourues par les hélicoptères basés à Hyères et par leurs détachements de Tahiti, La Rochelle et Le Touquet. Toutes les flottilles peuvent répondre aux appels de détresse en mer.
Le prochain changement matériel annoncé concerne l’arrivée du Guépard, version interarmées dérivée du H160 d’Airbus Helicopters. Cet appareil doit progressivement remplacer certains Panther et Dauphin.
Source: Ville dHyeres
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Origine des informations
Les dates, effectifs, missions et équipements présentés proviennent de la fiche publiée par la Ville d’Hyères.
- Vérification de la date de création de la base et de son centenaire célébré en 2025
- Reprise distincte des effectifs militaires et civils indiqués par la source
- Concordance des missions et des équipements attribués aux flottilles 31F, 35F et 36F
- Maintien des limites de la source sur le calendrier d’arrivée du Guépard
- Source
- Ville d’Hyères
- Portée
- Hyères
- Mis à jour
- 2026-07-21 16:41
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