La période à risque pour les feux de forêt a commencé officiellement le 15 juin à Montpellier et dans l’Hérault. Jusqu’à la fin de l’été, la Ville de Montpellier appelle habitants, professionnels, promeneurs et visiteurs à réduire les comportements qui peuvent déclencher un incendie, surtout près des bois, friches, garrigues et habitations exposées.
Les consignes valent autant pour les riverains des zones naturelles que pour les personnes qui travaillent dehors, organisent un barbecue, bricolent avec du matériel produisant des étincelles ou prévoient une sortie dans un massif. En cas de départ de feu, les pompiers doivent être alertés immédiatement au 112 ou au 18.
Les points à suivre dès maintenant
- La période de risque est ouverte depuis le 15 juin, avec une vigilance renforcée pendant l’été.
- Aucun feu ni barbecue ne doit être allumé dans les zones boisées ou à moins de 200 mètres pendant la période très dangereuse, du 16 juin au 30 septembre.
- Les travaux pouvant produire des étincelles doivent être reportés les jours de vigilance incendie.
- Les sorties dans les bois et massifs vulnérables doivent être adaptées au niveau de danger.
- Les habitants concernés doivent être à jour de leur obligation légale de débroussaillement.
Les zones sensibles ne se limitent pas aux forêts
À Montpellier et dans sa métropole, le risque concerne particulièrement la partie nord, où plusieurs secteurs boisés ou végétalisés peuvent favoriser une propagation rapide du feu. La Ville cite notamment le parc zoologique, la réserve naturelle du Lez, le bois de Montmaur, Montferrier-sur-Lez, le plan des Quatre Seigneurs, le parc Malbosc, le Château d’O, le lac des Garrigues et la pinède de la Paillade.
Le SDIS 34 rappelle toutefois que le danger ne s’arrête pas aux forêts. Les friches, espaces naturels, herbes sèches et végétations proches des maisons peuvent aussi devenir des points de départ ou de propagation. Le débroussaillement autour des bâtiments reste donc un geste de protection directe pour les occupants comme pour les secours.

Cette vigilance locale rejoint d’autres restrictions estivales observées dans le sud de la France, comme lors des fermetures de massifs en alerte rouge à Marseille, où les consignes de déplacement ont été durcies face au risque incendie.
Ce que les habitants doivent éviter pendant les jours à risque
Les imprudences humaines restent la première cause des départs de feu. La Ville de Montpellier indique que 94 % des feux sont d’origine humaine et qu’un feu sur deux vient d’un comportement dangereux ou d’une imprudence : mégots, barbecues, feux de camp, chantiers, activités agricoles ou travaux avec matériel susceptible de produire des étincelles.
Pendant les épisodes de chaleur, de vent ou de sécheresse, un geste banal peut suffire à déclencher un incendie. Les habitants doivent donc éviter les barbecues près des zones boisées, ne pas jeter de mégot, ne pas utiliser d’outils générant des étincelles dans les secteurs exposés et reporter les sorties dans les massifs si la vigilance l’exige.

Les propriétaires soumis à l’obligation légale de débroussaillement doivent aussi vérifier que leur terrain est conforme. Cette obligation vise à réduire les départs de feu, mais aussi à ralentir leur progression vers les habitations et à faciliter l’intervention des secours.
En cas de départ de feu, les premiers réflexes comptent
Si un feu démarre, il faut appeler immédiatement les pompiers au 112 ou au 18, puis suivre leurs consignes. Les voies d’accès doivent rester dégagées pour permettre l’arrivée rapide des secours.
Dans une habitation menacée, la Ville recommande de fermer le gaz et l’électricité, sans se mettre en danger. Il ne faut pas s’exposer aux flammes, ni tenter d’intervenir au-delà de ses moyens. L’objectif prioritaire reste l’alerte rapide, l’évacuation si elle est demandée et la protection des accès pour les véhicules de secours.

La surveillance est renforcée sur le terrain. Des véhicules légers patrouillent quotidiennement dans les massifs forestiers. Lorsque les conditions météorologiques se dégradent, des engins de lutte contre les feux de forêt peuvent être pré-positionnés près des secteurs sensibles.
Un été placé sous surveillance après une année lourde
En 2025, 49 feux ont été dénombrés sur le secteur de Montpellier, dont 40 entre juin et septembre. Au total, 519 hectares de végétation ont brûlé, contre 378 hectares en 2024. La même année, l’incendie de Ribaute, dans le massif des Corbières, dans l’Aude, a ravagé plus de 11 300 hectares.
Le lieutenant-colonel Aurélien Manenc, responsable de l’équipe spécialisée en feux de forêt au SDIS 34, souligne que les premières fortes chaleurs de juin ont déjà favorisé les conditions d’éclosion. Selon lui, les végétaux sont plus secs dès le début juillet et le risque augmente lorsque chaleur, vent et travaux près des espaces naturels se combinent.
Les habitants peuvent suivre la météo des forêts, mise à jour chaque soir, ainsi que la carte départementale journalière du risque incendie dans l’Hérault. La Ville invite aussi les Montpelliérains à s’inscrire à la Téléalerte afin de recevoir une notification en cas de risque majeur ou de niveau de vigilance élevé à très élevé.
Source: En Commun – Montpellier
Contexte et actions A propos de cet article
Source et verification Traçabilité éditoriale
Cet article reprend les consignes publiées par En Commun - Montpellier et les replace dans un format pratique pour les habitants.
- Dates de la période à risque reprises du communiqué municipal.
- Numéros d’urgence 112 et 18 conservés tels qu’indiqués par la Ville.
- Zones sensibles de Montpellier vérifiées dans le texte source.
- Chiffres 2025 sur les feux et les hectares brûlés attribués au contexte local fourni.
- Source
- En Commun - Montpellier
- Portée
- Montpellier
- Mis à jour
- 2026-07-01 16:11
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