Par la rédaction de parlonsdata.fr, d’après En Commun – Montpellier.
Les Féminines du MHB joueront en D2 la saison prochaine, un an plus tôt que prévu dans la feuille de route fixée lors du rapprochement avec le HBF3M en juillet 2024. Cette montée change l’échelle du projet montpelliérain : elle donne au club une vitrine nationale pour son équipe féminine, renforce les parcours de formation des jeunes joueuses et pousse la Ville de Montpellier comme Montpellier Méditerranée Métropole à accélérer leur soutien au sport féminin.
La présentation, lundi 22 juin 2026, de Laurent Puigségur comme nouvel entraîneur a servi de point de départ public à cette nouvelle étape. Figure historique du MHB, vainqueur de 20 titres avec le club, l’ancien joueur prend la tête d’un groupe promu après une saison conclue par une victoire contre Nice et une accession validée face à Toulouse.
Une montée qui élargit le projet du MHB
Le MHB s’était donné trois saisons pour atteindre la D2 féminine. L’objectif est atteint avec un an d’avance, ce qui oblige désormais le club à se structurer plus vite autour d’un niveau semi-professionnel puis professionnel.
Vincent Hugonnet, président de l’association MHB, fixe une ambition large : dépasser le simple résultat sportif. Le club compte plus de 950 licenciés, dont environ 300 filles, et vise les 2 000 licenciés d’ici cinq ans. Pour y parvenir, la progression du handball féminin est présentée comme un levier central, autant pour l’élite que pour les quartiers.

Le dirigeant veut installer durablement les Féminines du MHB au haut niveau afin d’offrir aux jeunes joueuses le même horizon qu’aux garçons : se former sous les couleurs montpelliéraines, puis viser l’élite sans devoir quitter trop tôt le territoire.
La formation féminine au cœur du chantier local
Le club veut qu’à terme 50 % de l’effectif Élite soit issu de Montpellier et de sa métropole. Cette ligne rejoint l’identité de club formateur revendiquée par le MHB, mais elle impose un maillage plus solide entre les équipes jeunes, le pôle Espoirs, la réserve et l’équipe première.
Laurent Puigségur a déjà fixé deux objectifs sportifs pour la reprise : maintenir l’équipe première en D2 et faire monter la réserve en N2. Ce deuxième point compte pour la formation régionale, car ce niveau est requis pour intégrer plus facilement les joueuses du pôle Espoirs dans une trajectoire compétitive.
Océane Villalonga, entraîneuse principale la saison dernière, restera dans le staff comme adjointe de Laurent Puigségur. Elle poursuivra aussi sa formation pour obtenir les diplômes nécessaires à l’encadrement au plus haut niveau professionnel.

La Ville et la Métropole mettent la pression sur les moyens
Le soutien public prend une dimension financière et politique. Montpellier Méditerranée Métropole prévoit d’ajouter 250 000 euros de subvention pour accompagner la montée en D2 des Féminines du MHB, selon Hervé Martin, vice-président délégué à la politique sportive pour toutes et tous.
La collectivité présente cette aide comme un outil pour crédibiliser le projet auprès de partenaires privés, dans un modèle économique féminin encore moins solide que celui des équipes masculines. La Ville de Montpellier veut aussi faire de l’existence d’une section féminine un critère d’attribution des subventions sportives.
Christophe Bourdin, élu aux Sports de la Ville, lie ce soutien aux équipements. Les infrastructures devront suivre, notamment les vestiaires, pour accueillir davantage de pratiquantes dans de bonnes conditions.
Des matchs pensés pour ne pas opposer filles et garçons
Julien Deljarry, président du MHB, souhaite que les calendriers permettent aux féminines de jouer en lever de rideau des garçons. L’idée est simple : créer des rendez-vous de handball plus complets, où le public n’a pas à choisir entre l’équipe masculine et l’équipe féminine.

Cette organisation donnerait plus d’exposition aux joueuses et renforcerait la continuité entre les différentes équipes du club. Elle pourrait aussi aider à installer des habitudes de public autour de la D2 féminine, championnat plus exigeant que la N1 et plus visible pour les jeunes joueuses locales.
Dominique Caille, secrétaire générale de l’association, doit pour sa part travailler à la féminisation des instances dirigeantes. Le projet ne concerne donc pas seulement le terrain, mais aussi la place des femmes dans la gouvernance sportive.
Reprise le 20 juillet, premier match le 29 août
Laurent Puigségur aborde la première saison en D2 avec un objectif assumé : le maintien. Il a rappelé que le passage de la N1 à la D2 représente une marche sportive nette, avec une intensité et une organisation plus proches du monde professionnel.
Le recrutement annoncé doit stabiliser le groupe : Flavie Le Doux à l’aile, Iona Stemmer et Meredith Guidani à l’arrière, Adèle Sommelier au poste de demi-centre, Iris Peltier à l’arrière et Louane Degermann dans les buts.
La reprise de l’entraînement est prévue le 20 juillet 2026. Le premier match de championnat doit se jouer le 29 août 2026. Entre ces deux dates, le MHB féminin devra transformer une montée attendue plus tard en saison de construction au niveau supérieur.
Source: En Commun – Montpellier
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- Mis à jour
- 2026-06-27 07:45
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