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Paris : la ZTL du Centre réduit le trafic de 18 % et fait baisser le dioxyde d’azote

Une baisse mesurable du dioxyde d’azote dans Paris Centre

La zone à trafic limité (ZTL) instaurée en novembre 2024 dans Paris Centre produit des effets quantifiables sur la qualité de l’air. Selon la dernière étude d’Airparif, l’organisme agréé par le ministère de l’Environnement pour surveiller l’air en Île-de-France, le trafic routier a reculé de 18 % dans la ZTL entre 2023 et 2025. Cette restriction du transit s’est accompagnée d’une réduction moyenne d’environ 1 microgramme par mètre cube (µg/m³) des concentrations de dioxyde d’azote (NO₂) sur l’ensemble de la capitale.

Le dispositif interdit aux véhicules de traverser Paris Centre sans s’y arrêter, sauf motif valable. Publiée le vendredi 25 septembre, l’étude d’Airparif attribue cette diminution « à la fois à la ZTL et aux aménagements locaux mis en place par la Ville de Paris entre 2023 et 2025 ».

Porte Maillot : jusqu’à -30 % de NO₂ sur les axes réaménagés

Airparif a également examiné le réaménagement de la porte Maillot (17e). Le volume de trafic y a chuté de 29 % par rapport à la situation antérieure aux travaux. L’enquête relève « une baisse sensible des concentrations de NO₂ sur l’ensemble du domaine, en particulier sur la place de la porte Maillot et l’avenue de la Grande-Armée (-15 % à -30 %) ainsi que sur le boulevard périphérique (environ -15 %) ».

Secteur analysé Évolution du trafic Effet sur le NO₂
ZTL Paris Centre -18 % (2023-2025) -1 µg/m³ en moyenne sur Paris
Porte Maillot -29 % -15 % à -30 % (Grande-Armée), environ -15 % (périphérique)
Reste de Paris intramuros -10 % à -12 % Baisse moyenne d’environ 1 µg/m³

Les reports de circulation n’ont pas dégradé l’air ailleurs

Certains observateurs redoutaient un effet de report : une baisse de trafic à un endroit se traduisant par une hausse ailleurs. Airparif confirme que certains axes ont connu une croissance de la circulation, notamment les boulevards Poissonnière, Saint-Germain et Bonne-Nouvelle. Aucune dégradation de la qualité de l’air n’y a toutefois été relevée. Ces reports sont compensés par l’effet global de la ZTL et des autres politiques publiques de réduction des émissions liées au trafic routier.

Une tendance longue à Paris

L’étude replace ces résultats dans une dynamique plus large. À Paris, la concentration en dioxyde d’azote a diminué de 50 % entre 2005 et 2025. Sur la même période, celle des particules (PM10 et PM2,5) a reculé de 60 %. Le boulevard Morland illustre localement cette amélioration : les niveaux de NO₂ y ont baissé de 2 à 5 µg/m³.

Ces chiffres confirment que les politiques publiques ont un impact quantifiable sur les polluants respirés par la population parisienne. Ils ne préjugent pas des effets à plus long terme de la ZTL, dont l’évaluation reste à confirmer par les prochaines campagnes de mesure d’Airparif.

Informations pratiques

Source: Mairie de Paris

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